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Diane Arbus, photographe américaine connue pour ses portraits d’individus marginaux

5 juillet 2026 · 2min

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Diane Arbus, née Diane Nemerov le 14 mars 1923 à New York, est une photographe de rue américaine reconnue pour ses portraits intimes de personnages hors‑normes. Issue d’une famille de commerçants aisés, elle rencontre Allan Arbus à l’âge de 14 ans. Après la Seconde Guerre mondiale, le couple ouvre un magasin de photographie de mode, où Allan réalise les clichés et Diane assure le stylisme et les démarches commerciales. Leurs premières photographies personnelles datent de 1957. Leur séparation intervient en 1960, moment où Diane s’engage pleinement dans la photographie artistique. Elle suit des cours à la New School for Social Research, où elle travaille avec Marvin Israel et Richard Avedon, et fait la connaissance de Lisette Model, qui influence son approche. En 1962, elle abandonne le format rectangulaire 24 × 36 au profit du carré 6 × 6, utilisant un Mamiya C330 équipé d’une torche à flash au magnésium d’une puissance d’un million de lumens, même en plein jour. Cette technique caractérise son style distinctif, à la fois direct et éclairé de façon dramatique. En 1963, la fondation Solomon R. Guggenheim lui attribue une bourse qui lui permet de réaliser le projet « American Rites, Manners and Customs », une vaste série de portraits d’Américains anonymes illustrant les rites sociaux du pays. Arbus se consacre alors à la capture d’inconnus dans les rues de New York, photographiant travestis, personnes transgenres, handicapés mentaux, jumeaux, nains et autres figures marginales. Son œuvre la plus célèbre, « Jumelles identiques » (Roselle, New Jersey, 1967), montre deux petites filles habillées de façon identique, fixant le spectateur avec un léger sourire, questionnant ainsi l’unicité de l’identité humaine. En 1966, elle contracte une hépatite qui aggrave sa dépression, menant à son suicide le 26 juillet 1971. Par son regard, Diane Arbus révèle que l’étrange peut surgir de n’importe quel quotidien, et que les sujets souvent perçus comme des curiosités sont avant tout des êtres humains dotés de routines ordinaires. Son héritage continue d’inspirer photographes et artistes, notamment Stanley Kubrick, qui s’est appuyé sur son image des jumelles pour le film « The Shining ».